
Comment le lait de croissance peut-il permettre d'éviter les carences nutritionnelles ?
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La diversification alimentaire est une étape essentielle pour bébé. Mais, même avec des repas variés, certains enfants restent exposés aux carences nutritionnelles, notamment en fer, en vitamines et en acides gras essentiels. Le lait de croissance joue alors un rôle important pour sécuriser l'alimentation des tout-petits, en particulier dans certaines situations comme le refus systématique de certains groupes d'aliments, les troubles de l'oralité ou encore durant les périodes de maladie.
Sommaire
Le lait de croissance est destiné aux enfants de 1 à 3 ans pour compléter leur alimentation.
Il est enrichi en fer, vitamines A, D, E, C, zinc et oméga-3, nutriments souvent en déficit à cet âge.
Il est très utile pour les enfants qui refusent certains aliments ou ont une alimentation très sélective.
Même en cas d'alimentation variée, le lait de croissance sert de filet de sécurité nutritionnel.
La consommation recommandée est d'environ 500 ml de lait ou équivalent laitier par jour, sans dépasser 800 ml dont au moins une portion apportée par le lait.
Un apport suffisant en fer est important pour le développement neurologique et le bon fonctionnement du système immunitaire chez l’enfant. Ainsi, une alimentation pauvre en viande, légumineuses ou céréales enrichies, expose l'enfant à un risque d'anémie. Le lait de croissance est intéressant car il apporte 20 à 30 fois plus de fer que le lait de vache entier. De plus, selon la synergie de certaines formules, la biodisponibilité du fer d'un lait de croissance peut être meilleure. De ce fait, le fer est mieux assimilé.
Les vitamines A, D, E, C et le zinc sont essentiels pour :
la croissance osseuse.
le développement du cerveau et de la vision.
le renforcement du système immunitaire.
Ainsi, les enfants qui consomment peu de fruits, de légumes, de produits d'origine animale ou si l'alimentation n'est pas assez variée, sont particulièrement à risque.
Les oméga-3 jouent un rôle clé dans le développement neurologique et visuel. Cependant, ils sont souvent insuffisants dans l'alimentation des tout-petits (source principale : poisson gras, huile colza, noix, soja). Certains laits de croissance, comme celui de la marque en moins, contiennent du DHA, ce qui est peut être un critère de choix pour un lait 3e âge.
Sélectivité alimentaire : certains enfants refusent les textures solides ou ne mangent qu'une sélection limitée d'aliments. Elle se caractérise par un répertoire alimentaire restreint, avec un rejet persistant de nombreux aliments, pouvant concerner certaines textures, couleurs, goûts ou odeurs, et dépassant la simple néophobie alimentaire. La néophobie alimentaire, quant à elle, est une phase du développement de l'enfant durant laquelle il refuse ou hésite à goûter des aliments nouveaux, surtout entre 2 et 6 ans.
Troubles de l'oralité : il s'agit de difficultés persistantes dans la prise alimentaire. L'enfant peut avoir du mal à mâcher, avaler ou accepter certaines textures, sans qu'il y ait forcément un problème médical identifié.
Maladies ou convalescence : appétit réduit, besoins accrus en nutriments.
Dans ces cas précis, le lait de croissance devient un moyen pratique et sûr pour prévenir les carences.
Le lait de croissance ou lait 3e âge, a été conçu pour compléter l'alimentation solide de bébé et ainsi prévenir les carences :
Fer et zinc : essentiels pour prévenir l'anémie et soutenir le système immunitaire.
Vitamines A, D, E, C : apportées en quantité adaptée pour soutenir la croissance et la santé générale.
Protéines modérées : 2 fois moins que le lait de vache, pour éviter une surcharge pour les reins.
Acides gras essentiels (DHA, oméga-3) : soutien du développement cérébral et visuel. Pensez à vérifier sa présence dans le lait que vous choisissez car il n'est pas obligatoire dans le lait 3e âge mais présente un réel intérêt.
Sécurité alimentaire renforcée : moins de contaminants environnementaux que le lait de vache.
« Tous les enfants ne se développent pas au même rythme. Chez les petits mangeurs surtout, j’encourage à conserver un lait de croissance après 1 an dans les quantités recommandées. Contrairement au lait de vache, il permet d’assurer un apport adapté en protéines, vitamines et minéraux. Le plus LMEM c’est l'ajout de DHA y compris dans le lait de croissance alors que c'est facultatif, idéal quand les enfants ne sont pas friands de poissons gras pour combler au moins partiellement les besoins en acides gras essentiels. » Anais Repetto, diététicienne-nutrionniste, spécialisée en nutrition pédiatrique.
Le lait de croissance s'intègre comme un complément à l'alimentation solide et non comme un substitut aux repas. En pratique, les recommandations situent la consommation autour de 500 ml sans dépasser 800 ml par jour, en tenant compte de l'ensemble des apports lactés de la journée. Cette quantité peut être répartie entre un ou deux biberons, ou proposée dans une tasse, selon l'âge et les habitudes de votre enfant. Mais idéalement, cette quantité comprend aussi d’autres produits laitiers autre que le lait ou le lait de croissance ( idéalement environ 300 ml de lait + 2 produits laitiers/ jour).
Il existe des laits de croissance sous forme liquide ou en poudre. Le choix dépend avant tout de vos préférences familiales car les deux formats offrent des garanties nutritionnelles équivalentes. Cependant, la présence de DHA/fer en quantité suffisante reste un critère de choix essentiel.
Enfin, il est important de rappeler que le lait de croissance ne remplace pas les repas solides, indispensables au développement du goût et de la mastication. Il vient en complément, pour sécuriser les apports nutritionnels et limiter le risque de carences, en particulier chez les enfants dont l'alimentation reste fragile ou incomplète.
la marque en moins, l'info en plus : lait bio ou pas ? Le choix d'un lait bio ou non bio relève quant à lui de vos valeurs personnelles et de votre budget. Tous les laits infantiles, bio ou pas, répondent à des normes de sécurité très strictes.
Alimentation sélective : chez les enfants qui refusent certains groupes d'aliments (viande, poisson, légumes…), le lait de croissance peut contribuer à couvrir une partie des besoins en fer, vitamine D, iode et acides gras essentiels, souvent insuffisants dans ce contexte.
Troubles de l'oralité : permet de couvrir une partie des besoins nutritionnels sans forcer sur les textures solides. En cas de difficultés à mâcher, avaler ou accepter certaines textures, le lait de croissance permet d'assurer des apports nutritionnels essentiels sans multiplier les contraintes autour des aliments solides, tout en s’inscrivant dans un accompagnement pluridisciplinaire.
Périodes de maladie ou convalescence : apports stables malgré un appétit limité.
Transition vers l'alimentation familiale : filet de sécurité pour les nutriments clés, rassurants aussi pour les parents.
À partir de 3 ans, les recommandations nutritionnelles évoluent et le lait de croissance n'est plus considéré comme indispensable. Pour autant, certains professionnels de santé estiment qu'il peut rester intéressant au-delà de 3 ans, notamment chez les enfants qui mangent peu, ont une alimentation très sélective ou présentent des apports insuffisants en fer, en oméga-3 ou en certaines vitamines.
Dans ces situations, poursuivre un lait de croissance peut contribuer à sécuriser les apports nutritionnels, sans remplacer une alimentation équilibrée. Certains spécialistes vont ainsi jusqu'à le conseiller jusqu'à 5 ou 6 ans, au cas par cas, en fonction des habitudes alimentaires de l'enfant et sous avis médical.
L'objectif n'est pas de prolonger le lait infantile par automatisme mais plutôt de l'utiliser comme un outil ponctuel et adapté, lorsque l'alimentation seule ne suffit pas à couvrir les besoins.
Le lait de croissance contient 20 à 30 fois plus de fer que le lait de vache.
Il permet de prévenir les carences nutritionnelles grâce à sa composition ciblée.
Il est particulièrement utile pour les enfants sélectifs, avec troubles de l'oralité ou en convalescence.
Il peut être intéressant de le poursuivre jusqu'à 5/6 ans dans des situations à risque de carences, avec l'avis de votre médecin.
Non, il n'est pas indispensable mais fortement recommandé, à condition d'avoir une surveillance rigoureuse des apports nutritionnels chaque jour. Le lait de croissance reste un moyen simple de sécuriser les apports, même si son coût est légèrement plus élevé.
L’ANSES ne recommande pas le remplacement du lait de croissance par le lait entier pour cette tranche d’âge. En effet, le lait entier ne couvre pas les besoins en fer, acides gras (dont DHA) et certaines vitamines essentielles (notamment la vitamine D). De plus, il contient plus de protéines et de sel, il est donc moins adapté pour les enfants de moins de 3 ans.
La marque en moins rappelle que, conformément aux recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l'allaitement maternel exclusif est la meilleure option pour nourrir un bébé jusqu'à 6 mois, le lait infantile restant une alternative sûre lorsque l'allaitement n'est pas possible.